Bon les boloss j'espère que vous aimez le purin !!! Parce qu'aujourd'hui c'est GIGA PURIN !!
avec votre éternel Labeur Putrique.Prochaine leçon : les kanji fantômes
------------ LEÇON 3 : GIGA PURIN
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durée de la leçon : un peu plus de 30 heures niveau : faux-débutants matériel pédagogique : une vidéo youtube compétences linguistiques visées : devenir fou points grammaticaux étudiés : revisions du purin input culturel : la fosse à purin
------------ AMORCE DE LA LEÇON
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L'apprenant visionnera une fois le clip vidéo de la chanson
"Giga purin" (litt. "le giga purin").
En voici l'adresse URL actuelle :
------------ QUESTIONS DE COMPREHENSION
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Vrai ou faux ? Justifiez.
Dans cette chanson...
1) le purin c'est délicieux.
2) le purin se mange la tête.
3) il est super gros.
4) c'est un peu la fête aujourd'hui.
(réponses : V - V - V - V)
L'exercice terminé, il est envisageable de visionner la vidéo deux fois. La première fois : lecture silencieuse du texte. La deuxième fois : exercice de shadowing.
Exceptionnellement on laisse tomber les exercices de réemploi et tout le bordel.
------------ INPUT CULTUREL
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« Celui dont les narines sont tournées vers le ciel tombera dans une fosse à プリン. » (proverbe japonais)
nos lecteurs auront reconnu dans ce billet (ainsi que tous ceux regroupés dans la rubrique "cours de japonais") un hommage vibrant au site http://rpjaponais.blogspot.jp/
Il est parfois pénible de voir M. Stéphane Barbery se démener laborieusement (et longuement) à sauver la cérémonie du thé de ce qu'il met pourtant bien en évidence : c'est sec, guindé, sectaire, en définitive plutôt comique, à l'instar du kimono dont le vieux Bergson avait réglé le compte. "La volupté, la jubilation, le confort, l’affection, le sourire,
l’accueil du sourire sur son visage, l’accueil du sourire sur le visage
de l’autre, ces sensations solaires font partie de la voie du thé", écrit M. Stéphane Barbery, eh bien non, désolé, c'est même tout le contraire, et vous le savez bien !
Allez, pour se sortir un peu de ces fantasmes, et oublier ce ton, un petit extrait d'Oreiller d'herbes, de Sôseki :
- Mon père a une passion pour les objets anciens. Il en a toute une collection. Je lui en parlerai et il vous invitera à prendre le thé.
Ce mot de thé m'accabla. Il n'y a pas, en notre monde, d'hommes plus prétentieux que les amateurs de thé. Ils délimitent leur territoire exigu dans le vaste univers poétique et s'y recroquevillent avec une extrême vanité, avec une extrême componction, avec une extrême mesquinerie, sans autre nécessité que de boire de l'écume et de se congratuler. Si ces règles vétilleuses contenaient un certain raffinement, ces amateurs suffoqueraient de raffinement dans les régiments de corps d'élite. Toute cette piétaille qui avance à coups de "demi-tour droite !" et de "en avant marche !" ferait une excellente troupe de grands maîtres du thé. C'étaient des commerçants et des bourgeois qui, n'ayant pas reçu d'éducation et manquant de goût, n'avaient pas la moindre idée d'acquérir du raffinement et s'étaient contentés d'appliquer au pied de la lettre des règles en vigueur depuis Rikyû, en se disant que c'étaient en elle que consistait le raffinement : il faut donc voir en eux une caricature des véritables êtres raffinés.
Sur le site pileface.com, consacré au gros Sollers, on trouve de bien curieuses choses, parfois !
La preuve, ce texte savoureux.
Serait-ce un inédit du GH ? de Michaël F., complètement torché ? de Berloul peut-être ?
Allez savoir...
En tout cas, voilà un bien beau morceau de bravoure, une fusion étonnante de l'univers du GH et du style de Sollers (en un peu plus relâché). J'encourage l'auteur à persévérer dans cette voie.
l’Ete I
L’ete d’hier,le jour devant la nuit qui le signe
de sa noire clarte.Scarlatti pour la premiere fois.
HAJIMETE.
D’avalanche s en mains derriere son cerveau d’Europeen,musicien,il
se relance dans l’esprit qui lui convient.
Je l’ai ecoute une minute ,l’ecoutant pour plus tard.
Quelle est la couleur de I.
Reveil,pizza tiede mangee a cote d’un Japonais dechire.Douche,je
m’essuie,je mets une chemise noire,casquette bleue,lunettes
nettes,violettes.
La veille,j’avais recu un message du mont fuji........
Dehors une braise humide me grille le dos,je marche vers la
station.En avance,j’attends assis a boire un cola glace.
Deux gazelles arrivent,40 ans ,20 +20,bronzees ,les seins secs et
durs.l’une a de la poudre lilas sur les yeux.Elles s’assoient,parlent
fort,mangent......
A ma droite une lyceenne brune avec une robe sur pantalon jean
bleu.Ma preferee pour l’instant,meme si je jette des coups d’oeil au
lilas et seins dores par le vent.Juste a cote,une mere qui fume trop.Pas
d’interet.Puisque inquiete et fumante.
Devant une autre jeune de 23 ans,bronzee,mais qui ne mange pas ses
frites.
Quelques quatre-vingt minutes passent.Il faut que j’yaille.
J’ai rendez-vous avec une fille que je ne connais
pas.Elle s’apelle Kumi,28 ans.J’arrive,tout de suite decu par tout.Sa
peau,sa silhouette surtout,elle porte des baskets,ca faisait longtemps.
Mais bon je suis la,je continue.On va attendre le
bus,on le prend,on va au parque.
Ca va va mieux,je touche son bras,ses genoux.On arrive.Le vent
dehors,on marche dans ce vent et je vois un carre fait dans une allee de
verre et devant surtout le Pacifique.Les oiseaux,les mouettes,les flots
au loin.l’ecume de la mer ........
Tout de suite on marche dans les allees du
parque,moi cherchant l’ombre,elle me pose des questions.Je reponds a
tout.Nous nous asseyons,je l’embrasse,elle a une haleine de cigarette.Ca
faisait si longtemps,depuis que j’ai quitte la France et sa connerie,et
ses filles qui sentent la cigarette .
Je m’etais habitue aux Jamaicaines,Africaines,semi
indiennes,Algerienne en vacances.Somalienne,Coreenne,Jamaicaine encore
et Japonaise enfin.
J’ai oublie les Francaises,leurs chattes.
On reparle.Je lui dit d’aller a l’hotel pour baiser.Elle se dit oui.Elle me parle mais a travers son radar.
On reprend le bus.A cote de nous un kimono
fruite.Je la regarde.Devant une mere a lunette et son mari aux cheveux
courts et leur enfant unique,une petite fille aux boucles chatains.
je prends un regard moral,continue de parler a kumi,lui disant
qu’on va baiser dans une vingtaine de minutes .
Je vais vous parler de mon espace.
Je vous ecris d’ une ambassade.Laquelle ?Laissons- la cette
question.
Mais ici dans un tiroir,la poesie de Rimbaud.Au sous-sol,les
sermons de Maitre Eckhart,chez moi,Heidegger.Ici et en bas,accessibilite
directe.Je rentre chez moi,je lis Heidegger.
Je vis a Tokyo,mais a Osaka j’ai des livres aussi.Sun
Tzu,Saint-Augustin,Kafka et la Bible
! ! !
Ça claque, non ? Poésie, philo, pensée chinoise, théologie, sexe, musique, tout en même temps ou presque : en voilà un qui n'a pas froid aux yeux.
Devant le succès de la première leçon, Labeur Putrique enchaîne avec un cours qui, n'en doutons pas, sera utile à un grand nombre de lecteurs. Prochaine leçon : giga purin.
------------ LEÇON 2 : LA CALVITIE
------------
durée de la leçon : environ 50 minutes niveau : faux-débutants matériel pédagogique : une vidéo youtube, le texte de la chanson "Hage no uta" compétences linguistiques visées : se moquer gentiment des chauves, appréhender
avec humour le phénomène de la calvitie points grammaticaux étudiés : revisions des enclitiques, expression de la demande et du désir input culturel : le business de la calvitie au Japon
------------ AMORCE DE LA LEÇON
------------
L'apprenant visionnera plusieurs fois le clip vidéo de la chanson
"Hage no uta" (litt. "la chanson des chauves").
En voici l'adresse URL actuelle :
L'enseignant demandera combien de mots ont été isolés et
s'attendra certainement avoir pour réponse "kaminoke" [kami no ké]
(=les cheveux), atama (=la tête), yume [you-mé] (=le rêve).
L'enseignant distribuera alors le texte de la chanson, agrémenté si
nécessaire de transcriptions furigana ou rômaji :
あなたは髪の毛ありますか anata ha kaminoke arimasu ka
はげはげ こんなのや~だ hage hage konnano ya da
髪の毛消え去っていく kaminoke kiesatte iku
はげはげはげは~ hagehagehageha
あなた~の髪の毛くれますか?anata no kaminoke kuremasu ka
はげはげこんなのやだ hage hage konnano ya da
僕たち髪の毛無い bokutachi kaminoke nai
あなたの髪ほしい anata no kami hoshii
それを僕の頭に植えつけ sore wo boku no atama ni uetsuke
くしでとかすのが夢 kushi de tokasuno ga yume
はげはげはげはげは~ hagehagehagehageha
------------ QUESTIONS DE COMPREHENSION
------------
Vrai ou faux ? Justifiez.
Dans cette chanson...
1) les chauves envient ceux qui possèdent (encore) des cheveux.
2) les chauves désirent se peigner.
3) les chauves désirent implanter les cheveux des non-chauves sur leur
chef dégarni.
4) le propos est métaphorique : les chauves sont à col roulé et les
cheveux représentent le mons veneri.
(réponses : V - V - V - On ne sait pas)
L'exercice terminé, il est envisageable de visionner la vidéo deux
fois. La première fois : lecture silencieuse du texte. La deuxième
fois : exercice de shadowing.
------------ VOCABULAIRE ET GRAMMAIRE
------------
anata = vous kaminoke [kami no ké] = les cheveux
L'enclitique ha indique le thème de la phrase et le ka final l'interrogation.
L'enseignant demandera une traduction à l'apprenant, qui pourrait être :
"avez-vous des cheveux ?"
hage [ha-gué] = la calvitie, chauve konnano [kon'-na no] = pareil(le), semblable, cette sorte, ce genre iya = mauvais, détestable, déplaisant
Traduction littérale proposée : "La calvitie, une telle chose est détestable".
Exercice de réemploi : l'apprenant remplacera "hage" par le mot de son choix.
kiesatte iku [kiésat-te i-kou] = disparaître, partir
Traductions proposées : "Mes cheveux disparaissent", "mes tifs mettent les bouts".
anata no = le no indique la possession, "anata no" se rapprochant par
là des adjectifs possessifs "votre, vos". kuremasu [kou-lé-mas'] = forme potentielle du verbe kureru [kou-lé-lou],
"donner". Comme vu précédemment, le ka indique l'interrogation. Cette
forme est également utilisée pour les demandes.
Traduction : Pouvez-vous me donner vos cheveux ?
L'enseignant procédera à quelques mises en situation.
bokutachi [bo-kou-ta-tchi] = "tachi" indique le pluriel, "boku" signifie
"moi, je" -> "nous". nai [na-ï] = indique la négation.
Traduction : "nous n'avons pas de cheveux". À noter : les enclitiques
ont disparu, comme cela se remarque souvent à l'oral. (forme correcte
: bokutachi ha kaminoke ga nai).
hoshii ['ho-shi-i]= désirer, vouloir. Le sujet est sous-entendu.
"Nous voulons tes cheveux".
L'enseignant procédera à quelques mises en situation, en utilisant par
exemple le vocabulaire de la leçon 1.
sore [so-lé] = "ça", pour "tes cheveux". uetsuke [ué-tsou-ké] = vient de uetsukeru [ué-tsou-ké-lou], "planter,
repiquer, implanter". Il s'agit de la forme impérative informelle,
indiquant un ordre vif.
kushi [kou-shi] = "peigne". Le "de" [dé] indique le complément
circonstanciel de moyen. tokasu [to-ka-sou] = "se peigner". "no ga" pourrait se traduire par "le fait de". yume [you-mé] = "rêve".
"On rêve de se peigner", "nous peigner est notre rêve" (et non pas "nous pogner", onani suru
[o-na-ni sou-lou] ou bien, plus élégant, senzuri suru [Seine-zouli sou-lou]).
------------ VOCABULAIRE ADDITIONNEL
------------
hanage ['ha-na-gué] = les poils du nez chinge [tchin-gué] = les poils de bite shirige [shi-li-gué] = les poils des fesses mange [man'-gué] = les poils de chatte chichige [tchi-tchi-gué] = les poils des seins
------------ INPUT CULTUREL
------------
"L'industrie de la perruque, ça rapporte gros, je te le dis, moi. (...) Tu l'ignore peut-être, mais une perruque ne peut se garder que deux ou trois ans, pas plus. Celles que l'on fabrique maintenant sont extrêmement fragiles, et s'abîment très vite. Comme une perruque tient directement sur la peau du crâne, les cheveux naturels juste en dessous tombent encore plus vite, et en général il faut changer au bout de deux ans pour un modèle plus adhérant. Et imagine qu'un jour tu en portes une. Au bout de deux ans, tu constates qu'elle est usée, mais est-ce que tu vas te dire : "Bon, à partir de demain, je vais au bureau sans perruque (...)" ? - Sans doute pas. - Ben non, bien sûr. Ce qui veut dire que quand on commence à mettre une perruque, on est condamné à en porter à vie."
Extrait des Chroniques de l'oiseau à ressort de Haruki Murakami
(Je ne comprends pas pourquoi ce titre fait sourire le Chasseur...)
"(...) cette vision du mécanique et du vivant insérés l'un dans l'autre nous fait obliquer vers l'image plus vague d'une raideur quelconque appliquée sur la mobilité de la vie, s'essayant maladroitement à en suivre les lignes et à en contrefaire la souplesse. On devine alors combien il sera facile à un vêtement de devenir ridicule", poursuit Bergson*. Pour illustrer ces propos, viennent immédiatement à l'esprit ces pantalons trop baggy ou ces robes exagérément cintrées qui font s'apparenter les silhouettes de ceux qui les portent à celles de pantins, bouffons, clowns, pingouins, poupées, "mannequins" (c'est-à-dire au premier sens du mot : imitations artificielles – de cire, de paille, de plâtre – de la figure humaine). Puis un doute nous saisit : et si ces exceptions étaient la règle ?! Si n'importe quel article de mode était doté d'un potentiel comique ? Car tout vêtement, tout accessoire, toute "tenue" nous fige et nous artificialise un peu. Ainsi, "on pourrait presque dire que toute mode est risible par quelque côté", continue Bergson. Wesh bout d'bois ! Voilà qui est bien dit. Alors la mode, oui bien sûr, ça m'a toujours semblé répugnant, ces poses, ces mines, ce sérieux. Pourtant, j'avais en tête en lisant le papier un tout autre exemple ; non pas les pantalons baggy, les chaussures à talon, les jeans "slim" mais plutôt, n'est-ce pas, le kimono qui, ne cherchant même pas à imiter la souplesse de la vie, transforme toute personne en lapin Duracell plus ou moins bossu, affichant un symbolisme un peu ridicule... et, qui devient en fin de compte inélégant par trop rigide, chargé et prétentieux, dans un pays qui prône souvent, au contraire, les vertus de la simplicité (wabi-sabi, iki, esthétique zen etc., je ne vais pas faire mon Barbery). (cela dit, c'est un vêtement qui doit plaire aux quelques blogueurs phallocrates qui me lisent, je ne cite personne : en kimono, autonomie zéro, et impossible pour une femme d'aller bien loin) Merci au vieux Bergson, et à Sophie Chassat, l'auteur de l'article. Je comprends mieux maintenant ce qui m'a toujours semblé risible dans cette esthétique ultra-guindée, dans ce vêtement si raffiné, si prout-prout, que seul Michaux avait su mettre en lumière, en parlant des geisha bossues à la poitrine comprimée, si je me souviens bien, dans Un Barbare en Asie, ce livre d'une réjouissante mauvaise foi qu'il est bon de relire de temps en temps, en cas d'indigestion de tatami.
La blogosphère, ainsi que les théoriciens de l'apprentissage des langues, peuvent dire merci !
Un cours inédit proposé par Pr. Labeur Putrique, directeur d'école de bio-sédimentation à Moustachi-Fépacho, également professeur de japonais à l'université pour filles de Ooookayama, récemment intégré à l'équipe (réduite : LCG et Rob') du Chasseur Gaijin !
Prochaine leçon : la calvitie.
------------- LECON 1
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durée de la leçon : environ 30 minutes niveau : faux-débutant matériel pédagogique : vidéo de la chasse d'eau pour enfant,
disponible gratuitement sur le site youtube.com compétences linguistiques visées : parler du caca, acquérir le
vocabulaire relatif aux toilettes principaux points grammaticaux étudiés : les verbes au passé, à
l'impératif, révision des adjectifs, l'omission des enclitiques dans
le langage oral input culturel : le rapport des Japonais à la scatologie
------------- AMORCE DE LA LECON
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L'apprenant visionnera deux fois la vidéo promotionnelle (?) suivante
: "Kodomo ga norinori de unko suru dôga" (trad. lit. "Vidéo de
l'enfant qui fait caca surexcité"). L'adresse URL actuelle est :
http://www.youtube.com/watch?v=euFl2Ghyj7M
L'apprenant prendra soin de noter les mots qu'il connaît déjà.
------------- QUESTIONS DE COMPREHENSION
-------------
Vrai ou faux ? Justifiez.
1) L'enfant fait pipi.
2) La machine se moque de lui.
3) L'enfant a la diarrhée.
4) L'enfant ne comprend pas le fonctionnement de la machine.
5) La jeune fille apparaissant vers 0:40 est une manifestation de
l'imaginaire malade du créateur de cette vidéo.
(réponses : F / F / F / F / V)
------------- VOCABULAIRE ET GRAMMAIRE
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L'apprenant peut maintenant prendre connaissance du vocabulaire.
L'enfant commence par hurler "toire toire toire" :
- toire [to-i-lé] = les toilettes.
On peut traduire cette série par "toilettes toilettes toilettes!",
voire "aux toilettes, aux toilettes, aux toilettes !".
La machine pose la question : "oshikko ka na... unchi ka na ?"
- oshikko [o-shik-ko] = le pipi
- unchi [oun-tchi] = le caca
(mots appartenant au vocabulaire enfantin)
N.B. : le un de unchi serait une onomatopée, exprimant la poussée. 便強になりましたか? ;-)
le "ka" marque l'interrogation, et le "na" sert à renforcer
légèrement la question (à l'oral uniquement).
La traduction serait donc : "C'est du pipi... ou du caca ?"
Deux autres phrases prononcées par la machine sont :
"aoi botan oshite" / "akai botan oshite"
- aoi [a-o-i] = bleu
- akai [a-ka-i] = rouge
- botan [bo-tan'] = bouton (transcription phonétique de l'anglais "button")
- oshite [o-sh(i)-té] = forme impérative (familière) du verbe "osu", appuyer.
Traduction : "appuie sur le bouton bleu/rouge"
Le leitmotiv de l'enfant est "unchi deta", dont nous allons analyser le sens.
- deta [d'État] = verbe "deru" (partir, sortir) au passé.
Unchi est le sujet du verbe. La forme correcte serait "Unchi _ga_ deta", mais à l'oral, il est possible d'omettre l'enclitique "ga".
On pourrait traduire par "la crotte est sortie", voire "j'ai chié".
La scène se termine par une parole de la machine, qui dit "Gambatta ne".
- gambatta [gam'bat-ta] : verbe "gambaru" (faire des efforts,
persévérer) au passé.
Le "ne" sert à renforcer le sens.
À noter : le sujet n'est pas exprimé, il est sous-entendu,
comme cela se remarque très souvent en japonais.
Traduction : "tu as fait du bon travail !". (variantes : "C'est du bon boulot" / "Bien ouèj gros !")
- kômon [koo-mon'] = l'anus. J'ai mal à l'anus : "kômon ga itai"
[koo-mon' ga i-ta-ï]
Peut également signifier (avec des caractères chinois différents) "la
porte de l'école".
Exercice : Traduisez en japonais : "Rendez-vous à la porte de l'école à 18
heures"/"On se voit dans ton cul à 18 heures".
(réponse : "jû-hachi ji ni kômon de aô" [djou 'hatchi dji ni koomon' dé aoo])
- ji [dji] = hémorroïdes.
- geri [gué-li] = la diarrhée
- bempi [bem-pi] = la constipation
- kayui [ka-you-ï] = ça me gratte
- kusai [kou-sa-ï] = ça sent mauvais.
En classe, l'enseignant demandera aux apprenants de faire quelques
exercices de réemploi, à l'oral.
------------- INPUT CULTUREL
-------------
Cette vidéo pourrait sembler navrante à l'apprenant non-averti.
Il est donc nécessaire de préciser qu'au Japon la scatologie n'est en
rien taboue, bien au contraire. Petits et grands aiment le caca, qui
apparaît régulièrement dans la culture populaire (mangas, jeux vidéo -
l'enseignant pourra évoquer Dr. Slump et le jeu Toilet Kids)
mais aussi dans la culture plus traditionnelle (estampes, e-maki,
théâtre).
Au contraire, le cynisme même léger pourra mettre des Japonais
particulièrement mal à l'aise, dans une "nomikaï" (soirée arrosée) par exemple.
Pour approfondir : http://www.ou-pas.net/monpatron_atlas.htm.
"Le japonais aime donc aussi à se bourrer la tronche avec ses camarades de bureau, en chantant comme une casserole des chansons de chie (la musique japonaise est de facto un genre de l'humour japonais), avant de regarder une émission ou l'on forcera un petit maigre à manger des mouches mortes pendant qu'un gros sale lui lèche les aisselles. A ce stade, une blague anodine déclenchera un bain de sang très bref, mais très sanglant (et très baignant), on évitera de se regarder les uns les autres en rentrant chez soi et chacun sera d'accord pour dire que c'était une bonne soirée."
Vidéo faite par El Sushi, tu m'a bien fait bandé mon salaud !
Vivement qu'on aille à Ueno se chopper du gros velu !!
Robinet (qui est devenu co-rédac chef) me dit qu'il veux un article de toi, alors je transmets !
À plus sur Uranus,
Le Chasseur Gaijin
PS : RECHERCHE VIDÉO DU FILM "UN CHIEN DANS LA CHATTE"
RIEN DU TOUT SUR INTERNET, PFFFF
JE FAIT APPEL AUX LECTEUR DE CE BLOG POUR M'AIDER A RETROUVER CE FILM CULTE !!
Une découverte palmaire qui nous vient du site d'extrême-droite I like your style (en français : "j'aime bien ton style"). Un site hyper-haineux, qui indique d'emblée que sa rédaction "ne [veut] pas [notre] bien" : si je comprends bien ils se qualifient eux-mêmes de mauvais et nuisibles, et j'aurais tendance à les croire, sur ce coup.
C'est pas très beau tout ça, et ça s'appelle l'idéologie.
On n'est plus exactement dans le même monde que les beaufs inoffensifs descendus dans le billet précédent.
Si le Japon de 1945 avait fait le choix du principe de précaution, il
n’aurait jamais opté pour le nucléaire…. (...) Concrètement, cela voudrait dire qu’il ne serait jamais devenu la
seconde puissance capitaliste de la planète et que le tremblement de
terre ainsi que le tsunami de 2011 auraient dévasté un pays en voie de
développement, comme on dit, de la taille industrielle de
l’actuel Mexique ou de la France des années 1950…. Plus prosaïquement
encore, ça signifie qu’il n’y aurait aucun risque de catastrophe
nucléaire à l’heure où je vous écris, pas davantage que dix ou vingt
mille personnes ensevelies sous les décombres de leurs maisons mais un
ou deux millions de morts, à l’ancienne, comme au temps d’avant le
capitalisme et l’argent-roi, quand l’homme vivait en harmonie avec la
nature au lieu de chercher à la dominer.
Voilà ce qui s'appelle penser ! Putain, le 18 mars 2011 en plus !
C'est de la bonne grosse warp zone argumentative tellement grossière qu'on pense à un canular pataphysique. Oh les concepts de bourrins, oh la mauvaise foi, oh l'absence de la plus petite décence.
Soral à côté c'est Jankélévitch.
Terminons par un commentaire lu sur la même page : Ben moi je connais bien les Japonais et je n’ai aucun pincement au coeur en les voyant crever
Des ennemis même travailleurs restent des ennemis.
(ce ne sont pas nos 1ers ennemis mais quand même des grosses putes)
Je dois être un enculé MWUAHAHAHAHA mais je les fréquente/connais trop pour les admirer en aucune façon. Posez-vous une seule question: pourquoi les Blancs ont autant de
succès romantiquement dans ce pays ? Il doit bien y avoir une raison
Et sans que personne, lecteur ou modérateur, y trouve à redire.
Vous avez bien gerbé ? Moi aussi.
Oauis, c'est moi, le Chasseur Gaijin, pfff... Robinet arrête pas de me tanner le cuir pour que je publie son article dont personne ne veut et pour causse ! tout le monde s'en fout de la blogosphère bloqué sur le Japon.Qu'est-ce qu'on en a à braire de cette bande de maroilles ?? Robinet, je publie ton truc, j'te l'fais gratos, de toute facons j&'y comprend pasgrand chose, arrête de faire ton Robospierre, prends la vie du bon côté grand et vivement qu'on s'refase un plan mésanges. à bientôt dans les naseaux,
CG
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La beaufosphère nippono-centrée
Après les heures sinistres du "péril jaune", des fourmis de Mme Cresson et des "japoniaiseries", le pays fascine, remodelant une forme de japonisme, cette fois à la portée de tous. Le Japon a cessé d'être fermé à double tour, et les possibilités offertes par le visa vacances-travail (on notera l'humour involontaire de l'oxymore), ou par les "écoles de langues étrangères" (vaste sujet, qui n'a pas encore reçu l'éclairage qu'il réclame) permet à de nombreux Français de vivre sur cette terre promise.
C'est donc en toute logique que les blogs consacrés au Japon pullulent. Au sein de cette catégorie, un phénomène aurait tendance à prendre de l'ampleur ces dernières années : la diffusion accélérée d'un certain coefficient de beauferie. Faisons-leur un peu de pub : la palme de l'inélégance revient bien sûr au Gaijin Hunter, un cacographe dysorthographique expliquant comment "pécho" de la "J-bitch", indiquant la "date de péremption d'une japonaise", tout en faisant le "bilan" de ses conquêtes d'un soir... La classe totale, et un extrait pour que tout le monde en soit bien convaincu :
Alors ok elle habite à Seibu-Yagisawa qui est quand même un peu beaucoup le trou du cul du monde avec un KFC comme seul et unique restaurant à 5 km à la ronde [...] mais bon elle au moins a foutu clim + ventilo quand on était dans son appart ! On s’est donc mater un film, on a baisé puis avant de partir elle m’a fait la cuisine, une bonne soupe miso + un bon tonkatsu, je suis reparti j’étais content.
Sans commentaire. Mais, à sa décharge (si je puis dire), il est loin d'être le seul. Citons Robert Patrick (secrets de polichinelle du non-dupe type, clichés réacs, le tout sur un ton pseudo-populo), Senbei (une désinvolture de façade qui cache un grand conformisme, et bien sûr l'habituel ricanement jaune-gras), Clarence Boddicker (mise en scène de soi, ambiance Bernard Tapie / bulle économique, photographie de ses pompes), j'en passe, allez voir leurs liens si cela vous chante. J'ai décidé d'appeler cette constellation de génies la beaufosphère nippono-centrée. Et comme dans certains cas (les plus simples), la seule exemplification permet de cerner immédiatement les modalités d'effectuation d'un concept, voici une petite sélection :
À défaut de défoncer des culs, j’explore pourtant avec entrain les fondements de la société pour n’en extraire qu’un jus léger, peu fertile et qui laisse un goût âpre en bouche.
Je suis bien content d’être le seul, parce que ça flatte mon égo d’être le seul à qui le mot GAIJIN s’adresse ce soir, que les filles regardent avec des yeux luisants de désir de se faire un oreiller cette nuit avec ma grosse teube encore enflée du rut précédent, ou pas. C’est peut-être juste l’alcool ou la clim à fond qui attaque les yeux.
Chauffeur en BMW série 7 à Haneda, check-in rapide au Grand Hyatt Tokyo, dîner chez Pierre Gagnaire, et une fin de soirée dans un kyabakura où l’une des hôtesses me faisait du pied tout en me disant que ma femme avait bien de la chance. Sur que si je l’avais tronché, elle aurait probablement eu le bon goût de parler de « ma femme » sur l’oreiller.
Et qu’est-ce qu’on peut bien écouter dans la KKmobile ?
Des parquets qui glissent, des escaliers qui craquent, des recoins sombres où grand-père essayait de coincer sa petite fille à peine pubère (qui craque surement plus qu’elle ne glisse) à l’époque bénie de la loi du silence.
Les bonnes valeurs d'antan ont presque disparues, au profit d'un mercantilisme surabondant. On pourrait en dire autant pour la France et d'autres pays modernes, mais le Japon atteint tous les extrêmes. Et que dire des collégiennes de 14 ans qui donnent leurs corps pour un sac Prada ? Ne manquent-elles pas tout simplement de repères ?
Voilà, je voulais juste t'éclairer un peu, pour que tu finisses pas aigri à penser que les nanas asiatiques ont toutes un portefeuille à la place du cœur. Il faut que tu saches que leur rapport à la vie, c'est leur rapport à la société dans laquelle elles souhaitent s'intégrer, et que cette intégration passe par des phases obligatoires, auxquelles toi-même tu devras te soumettre si tu veux que votre couple survive. Mon conseil : deviens un mâle alpha qui gagne sa vie comme un boss, ou baise que des nanas de 18 ans.
Le premier homme qui cherche a me toucher les coucougnottes, je lui arrache les siennes avec mes dedans. (sic) Il va être question de bulles pleines de « pop », d’égocentrisme forcené havane en bouche et d’une pincée de libéralisme au sommet d’une tour de 54 étages en plein Tokyo Mid-Town.
D'ailleurs, j'avais quand même demandé aux nanas ce que des bonnasses comme elles foutaient dans un gôkon et elles m'avaient répondu qu'elles venaient surtout pour rencontrer des gens nouveaux, ben oui, je me doutais bien que pour se faire sauter elles avaient pas besoin de rencontres organisées, tu penses.
Dans le train, le japonais mâle regarde les pubs pour des journaux promettant des filles nues (Playboy, Gendai, etc...). La japonaise femelle, elle, regarde les pubs pour des journaux promettant les derniers vêtements. Et moi, mâle français exile, je regarde le tout en me demandant ou se trouve le chaînon manquant.
On aura remarqué la fréquence de l'alibi sociologique, tic des semi-habiles qui se croient au-dessus de ce qui les détermine, alors qu'à l'évidence, il est difficile de faire plus scriptés que ces équarrisseurs du goût et de l'intelligence, adhérant aux pires clichés de l'époque comme un morpion à un pubis. Ces blogueurs écrivent tous de la même manière, ont le même "humour" bas de front, le même goût pour la pantalonnade vulgaire (n'est pas Rabelais qui veut) et l'arrogance vaguement cynique du petit marquis expatrié qui "en sait long". Viandards de droite, pseudo-humoristes au cambouis, adeptes du sarcasme malin à la Canal +, les membres de cette fine équipe ressortent sans l'ombre d'un doute du nihilisme le plus accompli, et trouvent dans un certain Japon (Shibuya-Roppongi, pour faire vite), un terrain de jeu en accord avec leur âme (bruit de chasse d'eau).
Et pour qui me rétorquerait qu'il existe des blogs de qualité sur le Japon, des écrits plus sophistiqués, réflexifs, au hasard les Tropiques Japonaises de Stéphane Barbery, je ferais remarquer que l'opposition n'est qu'apparente. Un extrait de ces moroses et prétentieuses Tropiques, trouvé aux détours de longues digressions para-philosophiques :
Les deux sexes aujourd’hui souffrent de ne plus être assignés à une place clairement définie. (...) Une des raisons pour lesquelles les femmes japonaises fascinent universellement tient peut-être à ce qu’elles continuent, elles, d’être assignées à une place claire où elles peuvent se déployer comme femmes. (dans un post qui fait l'éloge de la chanson ridicule "Kanpaku Sengen", post par ailleurs intitulé "Femmes je vous aime. De me servir.")
On continue ?
Le français est un gueulard jamais content. C’est sa condition humaine d’être révolté. (...) Parce que le destin d’un français n’est pas seulement de mettre fin au trauma psychohistorique de la décapitation de son roi en montant sur le trône afin de rétablir l’ordre cosmologique, il doit – par sa seule capacité à énoncer clairement le Juste – offrir sa poitrine au tir des balles de toutes les iniquités pour mourir en sauveur universel.
Les grèves en France sont des matsuri que se bricolent le corps collectif parce qu’il en a besoin.
Misogynie délicatement fardée de respectabilité "ethnologique", essentialisme, attachement archétypal à l'ordre : il suffisait de gratter un peu le fond de la casserole. C'est la même personne qui écrit sur Twitter :
#JLJP [j'aime le Japon pour] nous donner un aperçu de ce que pourrait être la France sans 68
Comment s'étonner après cela que son blog figure dans les liens de Senbei et de Robert Patrick ?
Tous ces graphomanes, par delà les différences dans la forme, partagent un même esprit : l'antithèse du concept d'iki, qui les juge. Et l'absence de critique, qui a pourtant existé pendant quelques années avec le site satirique LeSyndrome de Tokyo, fait que cette misérable beaufosphère en expansion éprouve de moins en moins le besoin de cacher ses pieds dégueulasses.